Nous traversons d'abord une zone bordée d'immenses plantations de mangues et de "cattle stations", entrecoupés de fumets qui nous semblent inquiétants, mais nous sommes au début de la saison sèche et donc au moment des brûlis : l'herbe n'est pas trop sèche et brûle lentement d'un feu pas trop chaud, qui permet de brûler les herbes et donc éviter les feux à haute température(flammes bleues) provoquées par les orages électriques de fin de saison sèche et qui peuvent être très dangereux et se propagent très vite. la chaleur des feux de brûlis permet aussi de faire s'ouvrir les "seed bags", qui sont les "poches à graines" qui s'ouvrent avec la chaleur pour libérer les graines qui se replantent et qui permettent de préserver les forêts ou le bush.
Cette région est gérée par les 36 tribus aborigènes qui peuplent les alentours, ce sont eux qui s'occupent des feux et une loi spéciale les autorise à tuer le gibier qui sort des bois pour échapper aux flammes pour se nourrir (de même que les aborigènes vivant sur la côte et eux seuls peuvent pêcher de la tortue pour manger).
Puis nous arrivons dans les wetlands ou nous sommes accueillis par une famille aborigène qui nous explique un peu leur façon de vivre, les règles qui dirigent leurs clans... par exemple, lors des fêtes, seuls les hommes jouent du didgeridoo ou des drumsticks, le chant et la danse sont réservés aux femmes. De même que les hommes chassent ou gardent la terre pendant que les femmes tissent et préparent la cuisine, s'occupent des jeunes enfants... Il n'y a d'ailleurs pas d'école, les enfants aborigènes apprennent avec les membres de la tribu.
Puis nous nous dirigeons vers les Yellow waters pour une croisières instructive sur la faune et la flore de la région. Nous avons la chance de croiser quelques crocodiles sauvages, mais ils semblent très inoffensifs, voir timides ! Il faut dire que (pour eux) le temps est frais et ils sont nombreux sur les rives à se chauffer grâce aux os de leurs dos qui leurs servent de "panneaux solaires". Notre guide nous parle aussi de leurs "buzards" appelés "whistle kyte" qui sont des sortes de buzards très intelligents qui profitent des brûlis pour se nourrir, et qui savent même ramasser une branche en feu pour la transporter plus loin pour mettre le feu à un buisson pour en faire sortir le gibier... incroyable ! Nous découvrons aussi un nid de magpie goose, même de loin il est énorme, mais vu la taille des oiseaux et leurs "façon de vivre" à 1 male pour 2 femelles.. pas étonnant qu'il faille un nid si grand !
La journée se termine par 4h de bus (eh oui, les distance ne rétrécissent pas en australie) entrecoupées par un arrêt dans un pub de l'outback ou nous rencontrons "Jok" un bébé python qui adore se lover dans les mains bien chaudes... de christelle !
Salut la Puce !
RépondreSupprimerContente de voir que pour toi, tout continue à aller très bien ! A part les retards de bus ...., celà ne t'empêche pas de faire de belles rencontres, de te faire plein d'amis, d'aller à la rencontre des aborigènes, de découvrir des paysages magnifiques qui ne figurent pas dans les guides et pas envahis de touristes ! Veinarde !
Pour ma part, je suis allée un mois chez des amis qui habintent en Haute Corse ! C'était pas mal non plus !
Est-ce que tu comptes rentrer ? Quand ? Je me doute que celà ne va pas être facile !
On se fera une bonne auberge espagnole (ou plusieurs !) pour que tu nous racontes tout çà !
Je prends énormément de plaisir à lire ce blog !
A bientôt de te lire et gros bécots
Chantal